Le Congrès mondial de la Nature

UNE NOUVELLE ÉTAPE APRÈS LES ACCORDS DE PARIS

Le Congrès mondial de la nature organisé par l’UICN qui se tiendra au Parc Chanot à Marseille, du 11 au 19 juin 2020, constitue une rencontre décisive pour accélérer les politiques publiques françaises et la sensibilisation des citoyens en faveur de la préservation de la nature et de la biodiversité.

Cet événement constitue une opportunité unique, avec la COP15 sur la Diversité Biologique qui se tiendra aussi en 2020 en Chine, de renforcer l’action pour la préservation de la biodiversité, tant au niveau national qu’au niveau international.

L’UNION INTERNATIONALE POUR LA CONSERVATION DE LA NATURE

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) est une union de Membres composée de gouvernements et d’organisations de la société civile qui vise à oeuvrer pour que le progrès humain, le développement économique et la conservation de la nature se réalisent en harmonie.

Depuis sa création le 5 octobre 1948 à Fontainebleau, en France, elle est devenue l’autorité mondiale pour ce qui concerne l’état du monde naturel et les mesures nécessaires afin de le sauvegarder : avec ses 1300 membres et ses 10 000 experts internationaux, l’UICN est le réseau environnemental le plus vaste et diversifié de la planète.

Les experts de l’UICN se divisent en six Commissions, chacune dédiée : à la sauvegarde des espèces, à la gestion des écosystèmes, aux aires protégées, au droit de l'environnement, aux politiques économiques et sociales, à l'éducation et à la communication. Les connaissances et les outils fournis par l’UICN permettent notamment d'établir chaque année la liste rouge des espèces menacées (voir la liste rouge des espèces menacées en France).

 

LES OBJECTIFS DES CONGRÈS DE L'UICN

Organisé tous les quatre ans, le Congrès mondial de la nature de l’UICN rassemble plusieurs milliers de leaders et décisionnaires issus de gouvernements, de la société civile, des peuples autochtones, du monde des affaires et du milieu universitaire, dans le but de préserver l’environnement et d'utiliser les solutions que la nature apporte pour relever les défis actuels de notre planète.

Ses objectifs sont :

Etablir et influer sur les priorités d’action pour la conservation
Rassembler et mobiliser le réseau mondial de la conservation
Identifier et échanger sur les questions importantes et émergentes de la conservation
Lancer des actions spécifiques en faveur de la conservation
Préparer la COP15 de la Convention sur la diversité biologique qui se tiendra fin 2020 en Chine

MARSEILLE 2020

UN CONGRÈS ARTICULÉ AUTOUR DE
7 THÉMATIQUES

Gestion des espaces pour la nature et les hommes
Protéger l’eau pour le maintien de la vie
Restaurer la santé des océans
Mettre en place des solutions basées sur la nature contre le changement climatique
Soutenir les droits et assurer une gouvernance équitable et juste
Transformer la finance et l’économie
Repousser les limites de la technologie et de la connaissance

 

DES ESPACES GÉNÉRATIONS NATURE
POUR LE GRAND PUBLIC

Pour la première fois, des espaces dédiés viseront à mettre en lumière les actions et les engagements des acteurs non étatiques et des citoyens mobilisés dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité.

Les Espaces Générations Nature seront ouverts au grand public, sur le lieu même du Congrès, au Parc Chanot à Marseille. Ils proposent à tous de vivre des expériences innovantes, créatives et ludiques et constituent une vitrine de la mobilisation et de l’action des citoyens, des territoires, des entreprises ainsi que de tous les acteurs de la lutte contre l’érosion de la biodiversité.

LA BIODIVERSITÉ, C’EST QUOI ?

S’il est difficile de définir rigoureusement ce qu’est la biodiversité, il est déjà plus aisé de dire ce qu’elle n’est pas :

 

La biodiversité n’est pas une liste d’espèces indépendantes. Elle est un ensemble vivant, réel et mouvant, au fondement de la vie sur Terre. Plus qu’une caractéristique, elle est la vie même. On l’appelle « le tissu vivant de la planète »

La biodiversité ne concerne pas que la diversité des espèces. Elle renvoie aussi à la diversité des gènes et des écosystèmes.

La biodiversité n’est pas qu’une question environnementale. C’est aussi un enjeu lié au développement, à l’économie, la sécurité, la société et l’éthique, c’est une question culturelle. Le terme s’est d’ailleurs mondialisé lors du Sommet planétaire de Rio en 1992, c’est-à-dire, un événement politique et non pas d’abord scientifique.

FACE À LA SIXIÈME EXTINCTION DU VIVANT

D'ici 2050, plus d'un quart des espèces pourraient disparaître à cause du dérèglement climatique, ce qui n'a jamais eu lieu auparavant dans l'histoire de l'humanité.
Aujourd'hui, en France, ce sont un tiers des oiseaux qui sont menacés
.

Il y en a eu déjà cinq autres "extinctions" depuis l’apparition de la vie sur Terre, c’est-à-dire des effondrements massifs d’espèces liés à des modifications brutales et rapides des conditions environnementales et climatiques. La dernière crise, il y a 65 millions d’années, a signé la disparition des dinosaures. Elle a été provoquée par l’arrivée d’une énorme météorite tombée probablement en Amérique centrale. Actuellement, nous connaissons une disparition massive d’espèces, à un rythme au moins mille fois supérieur au taux naturel d’extinction.

La grande « originalité » de cette sixième crise, c’est qu’elle n’est pas liée à des bouleversements climatiques extérieurs et que nous, humains, en sommes à l’origine. Pour la première fois à une telle échelle, les cinq facteurs directs de changement qui affectent la nature ont été identifiés (par ordre décroissant) : les changements d’usage des terres et de la mer, l’exploitation directe de certains organismes, le changement climatique, la pollution, les espèces exotiques envahissantes.

La Liste rouge des espèces menacées de l’UICN dresse régulièrement un bilan de santé de la biodiversité mondiale. Le constat est alarmant. Dans le monde, selon la dernière mise à jour, 22 % de tous les mammifères connus, 30 % des amphibiens, 12 % des oiseaux, 28 % des reptiles, 37 % des poissons d’eau douce, 70 % des plantes et 35 % des invertébrés sont aujourd’hui menacés.

AGIR

Il existe de nombreuses méthodes relatives à la sauvegarde de la biodiversité qui interviennent selon les acteurs, les stratégies et les moyens disponibles. Certaines passent par le droit et l'action juridique, d'autres par l'innovation technique, mais parmi le panel des solutions proposées celles offertes par la nature sont souvent méconnues ou sous-estimées, on les appelle les solutions fondées sur la nature. Elles s’appuient sur les écosystèmes afin de relever les défis globaux.

Concrètement, elles concernent trois types d’actions, qui peuvent être combinées dans les territoires, à savoir la préservation des écosystèmes intacts et en bon état écologique, l’amélioration de la gestion durable d’écosystèmes utilisés par les activités humaines, et la restauration d’écosystèmes dégradés ou la création d’écosystèmes.

Et si, à l'image des solutions fondées sur la nature, on n'aurait pas des solutions fondées sur la culture ? C'est l'engagement que VIVANT souhaite mener à travers le déploiement d'initiatives concrètes et locales sur l'ensemble du territoire.

 

 

NB : ces sources et les différents rapports d'où elles sont extraites sont trouvables sur le site de l'UICN