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18 KG

18 KG


30 octobre - 20 novembre

Une exposition proposée par Joris GB
A exhibition by Joris GB

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18kg

En explorant le calcul scientifique qui évalue à 18kg la consommation de sable par personne et par jour, Joris Gourdel-Bréhier donne une perspective écologique au concept de vanité et interroge par là-même notre rapport à la matière.
18 Kg. Un poids tout en rondeur qui renferme en fait une vérité bien plus âpre.
A l’image des châteaux de sable proposés par Joris GB. Tandis que la forme nous renvoie indéniablement à la douceur de l’enfance, la matière, elle, ce béton, figé, freine sec sur l’éphémère, butte sur l’idée de finitude.
La nôtre indéniablement.
Mais aussi sur celle de la matière première, ce sable qui s’épuise, fatigué, des transformations qu’on lui inflige.

Joris Gourdel-Bréhier

Natif de la côte Basque, l’artiste, installé aujourd’hui, en région parisienne, a vécu à Marseille pendant plusieurs années. Invité par La Galerie, et suivi par le fonds de dotation Fribourg Philanthropies, il revient aujourd’hui dans la cité phocéenne, ville côtière ramiée par un nouvel élan écologique, écrin idéal pour accueillir ses dernières productions. Convaincu que son message trouvera écho ici, à proximité d’un littoral dont il connait la valeur, la richesse et la fragilité.

 

Entre manifeste artistique et écologique

Serait-ce une double vanité ? Un memento mori environnemental auquel se corrèlerait celui, plus ancien, de l’homme séculaire ?

On pourrait le croire. Sauf que la transition symbolique, les variations d’échelles et les jeux de contextualisation ouvrent des trajectoires interprétatives nettement plus subtiles.

Par exemple, en se détachant de la symbolique classique du crâne, pour se rattacher à une autre symbolique, celle du château de sable, on assiste à une bascule du centre d’attraction de la nostalgie. Tandis que les crânes nous invitent à nous souvenir paradoxalement d’un moment que l’on n’aurait encore vécu, notre mort, le château de sable réveille une nostalgie bien réelle, celle de l’insouciance estivale ou enfantine.

Les regards se concentrent donc sur une expérimentation, certes fragile, lointaine et incertaine mais renouvelable à souhait. Combien d’heures n’avons-nous pas dédiées, enfant, à la construction de ces châteaux friables ? Dès lors, la vanité, qui rappelait auparavant la frivolité des jouissances éphémères et suggérait le lugubre renoncement aux bien terrestres trouve ici un ancrage dans l’espoir du recommencement, de la réparation. Soudain, dans ces châteaux, l’idée de disparition se confronte à un poétique refuge de l’éternel.

Déployé en tailles diverses, souvent miniaturisé, ce rêve de gosse projette les corps dans une expérience finalement très personnelle. Ainsi la dimension universelle du symbole s’apprécie à l’échelle de nos propres intériorités et rappelle qu’il « faut dépasser la logique pour vivre ce qu’il y a de grand dans le petit. » (Gaston Bachelard, La poétique de l’espace.) Et potentiellement ce qu’il y a de petit dans le grand. Un manifeste pour la médiation de l’imaginaire en somme.

L’aspect sériel traduit une indéniable vigueur de l’artiste et suggère une énergie de vie réconfortante. A travers cette prolifération, on comprend que l’artiste ne saurait se soumettre, ni à la froide réalité industrielle, ni à l’anxieuse prémonition scientifique. Par effet de répétition, on apprécie d’autant plus l’ironie plastique qui, à travers l’anecdotique jeu de sable, interroge le désir de bâtir, l’instinct de construction, la volonté de créer, la nécessité d’assembler la matière pour donner forme. En fait, une irrépressible part de notre humanité nous alerte sur le danger qu’elle représente pour elle-même.

Les diverses installations, spécialement créées pour l’exposition, sont des révélations aussi saisissantes que touchantes. Grue en mouvement, triptyque aquatique, piédestaux de palettes, table rouillée sur mesure entourent les oeuvres du champ lexical de la construction industrielle et finissent ainsi de nous confronter à nos propres ambivalences.

Une lisibilité esthétique au service d’une profondeur conceptuelle

En misant sur l’exploration du symbolique et la mise en scène d’univers de référence, les oeuvres de Joris GB s’apprécient pour leur apparente simplicité tout autant que pour leur profondeur conceptuelle.
Assurément, la contemplation des châteaux de sables de Joris GB nous invite à mettre en balance les 18kg de notre hédonisme quotidien avec l’éternel instinct de création.
Doit-on abandonner les plaisirs vains et futiles afin de préserver notre environnement sans lequel l’humain ne peut survivre ?
Doit-on abandonner le jeu de la matière pour que celle-ci puisse continuer de nous protéger ?
Doit-on privilégier les matières au dépend des formes ? Substituant ainsi l’espoir transformatif à l’espoir de préservation ?
Ces dilemmes qui nous pèsent prennent forme à travers une oeuvre émouvante et souriante, la capture d’une matière élémentaire, réveil des consciences au parfum de plage, de BTP, mais aussi, d’éternité.

 

La Galerie

La Galerie de Marseille est un espace d’exposition dédié à l’Art et à la Culture.
La Galerie est située en plein centre-ville de Marseille, près du Vieux Port.
Elle dispose de plusieurs salles d’exposition ainsi que d’un accès direct sur une des plus belles places de Marseille : le cours d’Estienne d’Orves.
Depuis 5 ans, l’Art Contemporain y côtoie l’Art Africain Ancien avec un franc succès.
Cet automne, la Galerie de Marseille accueille en exclusivité une exposition inédite de Joris GB : 18 KG.
Un voyage artistique saisissant, à la fois brut et poétique, qui nous questionne sur le passé, le présent et l’avenir.

Fribourg Philanthropies

Fribourg Philanthropies est un fonds de dotation artistique spécialisé dans l’Art Contemporain. Ainsi, au niveau international, nous soutenons des artistes émergents tel Joris GB et encourageons leur créativité. Son projet 18KG, nous a particulièrement séduits par sa singularité, sa qualité plastique et sa dimension environnementale. Il s’inscrit donc, tout naturellement, dans notre démarche philanthropique.

Une exposition proposée par Joris GB. En collaboration avec La Galerie. Avec le soutien de Fribourg Philanthropies.

By exploring the scientific calculation which estimates the consumption of sand at 18kg per person per day, Joris Gourdel-Bréhier gives an ecological perspective to the concept of vanity and thereby questions our relationship to matter.

18 Kg. A weight all in roundness which contains in fact a much harsher truth.

Like the sand castles offered by Joris GB. While the form undeniably sends us back to the sweetness of childhood, the matter, this concrete, frozen, brakes dry on the ephemeral, stumbles on the idea of ​​finitude.
Ours undeniably.
But also on that of the raw material, this sand which is exhausted, tired, of the transformations that are inflicted on it.

A native of the Basque coast, the artist, now living in the Paris region, lived in Marseille for several years. Invited by La Galerie, he is now returning to the Phocaean city, a coastal town branched off by a new ecological momentum, an ideal setting for hosting his latest productions. Convinced that his message will resonate here, near a coastline of which he knows the value, richness and fragility.

Between artistic and ecological manifesto

Could this be a double vanity? An environmental memento mori to which is correlated that, older, of secular man?
You might think so. Except that the symbolic transition, the variations in scale and the contextualization games open up much more subtle interpretive trajectories.

For example, by moving away from the classic symbolism of the skull, to link up with another symbolism, that of the sand castle, we are witnessing a shift in the center of attraction of nostalgia. While the skulls invite us to paradoxically remember a moment that we have not yet experienced, our death, the sandcastle awakens a very real nostalgia, that of summer or childish recklessness.

The eyes are therefore focused on an experiment, certainly fragile, distant and uncertain but renewable as desired. How many hours have we not dedicated, as children, to building these crumbly castles? From then on, vanity, which previously recalled the frivolity of ephemeral pleasures and suggested the dismal renunciation of earthly goods, finds an anchor here in the hope of beginning anew, of reparation. Suddenly, in these castles, the idea of ​​disappearance comes up against a poetic refuge of the eternal.

Deployed in various sizes, often miniaturized, this childhood dream projects the bodies into an ultimately very personal experience. Thus the universal dimension of the symbol is appreciated on the scale of our own interiorities and reminds us that "we must go beyond logic to experience what is big in the small. "(Gaston Bachelard, La poétique de l'Espace.) And potentially what is small in the large. In short, a manifesto for the mediation of the imaginary.

The serial aspect conveys an undeniable vigor of the artist and suggests a comforting energy of life. Through this proliferation, we understand that the artist could not submit, neither to cold industrial reality, nor to anxious scientific premonition. By effect of repetition, we appreciate all the more the plastic irony which, through the anecdotal sand play, questions the desire to build, the instinct of construction, the will to create, the need to assemble the material. to give shape. In fact, an irrepressible part of our humanity alerts us to the danger it poses to itself.

The various installations, specially created for the exhibition, are revelations as striking as they are touching. A moving crane, an aquatic triptych, pallet pedestals, a custom-made rusty table surround the works of the lexical field of industrial construction and thus end up confronting us with our own ambivalences.

Aesthetic readability at the service of conceptual depth

By focusing on the exploration of the symbolic and the staging of reference universes, Joris GB's works are appreciated for their apparent simplicity as much as for their conceptual depth.
Certainly, the contemplation of the sand castles of Joris GB invites us to balance the 18kg of our daily hedonism with the eternal instinct of creation.
Should we abandon vain and futile pleasures in order to preserve our environment without which humans cannot survive?
Should we abandon the game of matter so that it can continue to protect us?
Should we favor materials at the expense of shapes? Thus substituting transformative hope for hope of preservation?
These dilemmas that weigh on us take shape through a moving and smiling work, the capture of an elementary material, awakening of consciousness to the scent of the beach, of construction, but also of eternity.

The gallery

The Galerie de Marseille is an exhibition space dedicated to Art and Culture.
The Gallery is located in pl

QUAND

30 octobre - 20 novembre

La Galerie de Marseille
33, cours d’Estienne d’Orves
Marseille, 13001 France

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